J’aime… les protections anti-encensement

L’hyperesthésie rend Voïda sensible au moindre moucheron qui vient lui chatouiller le nez ou les yeux. Après quelques premières balades collée le nez dans la queue du copain et des coups de tête intempestifs, j’ai compris qu’il faudrait investir dans un équipement complet…

Le protège-naseaux

J’ai donc opté pour celui vendu par Kramer, à un prix défiant toute concurrence puisque… ça fait bientôt 2 ans que j’utilise le même, et Voïda ne le quitte jamais, même l’hiver. Par flegme de l’enlever mais aussi parce que même l’hiver, y’a des moucherons. Bé oui, les moucherons de l’hiver !

L’attache se fait grâce à scratch avec des petits passants qui se positionne à l’extrémité haute, en vous permettant d’ajuster la longueur. Vous pouvez l’utiliser sur tous vos éléments à condition d’avoir une muserolle (licol plat, licol éthologique…). Et comme ils sont vendus par 3, on peut les laisser posés sur les différents filets (de travail, la bride, de longe…) sans avoir besoin d’interchanger [par contre il n’y a qu’une seule attache en scratch, donc il faudra bricoler je vous préviens !]

J’ai la taille cheval et je la trouve limite grande. Ceci dit, de cette façon, Voïda n’a pas le nez collé à ce machin (ou le machin collé au nez…) ce qui lui permet je pense de mieux respirer et d’être un peu plus libre, de ne pas avoir les cochonneries [oui parce que je vous confirme qu’il y en a de la cochonnerie qui sort du nez du poney quand il fait « brrrrr » !] humides trop proche de ses naseaux et lorsqu’elle broute, pas de risque de l’arracher ou le manger car il se relève de lui-même sur le sol.

Le seul inconvénient que j’y trouve, c’est le scratch qui est un peu dur, qui abîme le matériel [et quand on est maniaque, c’est le drame !], ajoute une sur-épaisseur importante sous la muserolle et surtout qui n’est pas très doux au contact de la peau fine du chanfrein (mais rassurez-vous, je n’a jamais eu de blessure pendant l’année où je l’ai utilisé tel quel). C’est pourquoi lorsque j’ai reçu mon filet sur-mesure tout-beau-tout-neuf en février 2015, j’ai décidé de faire une petite création haute-couture !

Après avoir coupé le protège-naseaux à la longueur adaptée, j’ai cousu dessus un morceau de biais en coton fin, puis des petits rubans pour pouvoir l’attacher et le maintenir correctement sur la muserolle : aucun risque d’abimer la jolie de peau de Princesse ni le cuir du bridon kicoutunoeil. Le protège-naseau reste lavable sans souci à la main.

Le masque de tête

Le masque pour la tête est un masque fin avec oreilles, destiné spécialement au travail. En effet, monter avec un masque anti-mouches de pré n’est pas très pratique avec le filet. L’avantage de celui-ci est qu’il est très large et peut bien se glisser sous les montants, de façon à avoir vraiment le côté « hermétique ». D’autres sur le marché sont intéressants mais la fixation sur les montants laisse un espace – ou autrement dit une autoroute à insectes [vécu avec mon masque mal mis, une mouche dans le masque d’un cheval qui n’aime pas les mouches et bien… c’est folklo !]

Le mien, je ne l’ai pas acheté sur le site indiqué, mais c’est exactement le même. Evidemment, vous vous doutez bien que le côté fixation par élastiques ne me plaisait pas du tout ! D’autant que vraiment, attention, ils taillent très petits et ça serre le kiki. Encore une fois [mais c’est une habitude chez moi 😉 ] j’ai joué de l’aiguille et du ruban ! J’ai donc supprimé les élastiques, remplacés par des petits rubans qui permettent de fixer et ajuster le masque correctement sous les montants du filet sans sur-épaisseur. Côté durée de vie, on est aussi sur un excellent rapport qualité prix puisque je l’utilise depuis quasi 3 ans, été comme hiver (bon Voïda n’est pas une brutus à se frotter la tête sur des arbres ou le mur… je ne garantis pas une durée de vie aussi longue dans ce cas-là !)

Et le résultat dans tout ça ? Niveau efficacité, ce fût le jour et la nuit pour mes sorties ! Je n’ai plus jamais eu un seul problème lié aux moucherons et mouches. En utilisant ces masque et protège-naseaux sans arrêt au début, j’ai aussi permis à Voïda de moins s’énerver et de mieux tolérer ces éléments perturbateurs puisque j’ai remarqué que je peux maintenant longer sans rien (sauf vraiment en plein été) alors que cela était impossible au début. Par contre, si je monte en carrière un maximum sans le masque, je ne me risque jamais à sortir en forêt sans, même en hiver, car il y a toujours des petites bestioles pénibles pour elle aux endroits où il y a trop d’arbres ou d’humidité. Dans le cas de Voïda, l’encensement est bien dû aux insectes, mais cette maladie peut-être liée à d’autres facteurs comme le soleil ou le vent. Les masques peuvent aider aussi dans ces cas là, mais pour le soleil préférez donc investir dans des masques anti-UV.

Alors oui, ce n’est pas très photogénique, je ne vois pas non plus les oreilles poilues dans ma ligne de mire mais on s’y fait – et les petits nœuds font aussi leur petit effet auprès des autres ! – et je préfère de loin voir ma jument zen plutôt que d’assurer un côté esthétique 😉

Mon Shopping

Protège-naseaux : Kramer

Equilibrium (anti-UV)

Masque de travail : Masque basic

Equilibrium (anti-UV)

Pour la haute-couture :

Biais : en coton fin, largeur totale 5 cm (à plier à cheval sur le bord)

Rubans : si possible un peu larges pour une meilleure tenue, mais j’ai aussi utilisé les rubans récupérés sur les épaules des T-shirts 😉

Fil : prendre du fil assez épais car votre couture sera soumise à des frottements, un fil trop fin peut vite s’altérer et se découdre

Laisser un commentaire