Astuce : couper la crinière aux ciseaux

Sacrilège, dans la culture équestre, on « fait la crinière au peigne ». Alors « horreur ! » est certainement  le mot qui sortait de toutes les bouches il y a quelques années encore lorsqu’on évoquait de couper la crinière aux ciseaux. Et pourtant, ce n’est finalement pas plus moche et c’est surtout moins douloureux pour notre copain équin. Je vous livre ma technique ben éprouvée !

Contrairement à ce qui s’est longtemps dit dans le milieu équestre, la base de la crinière est bien une zone dotée de sensibilité. Dès qu’on sait cela, on imagine bien qu’enrouler les crins autour d’un peigne et tirer dessus n’est pas une partie de plaisir pour le cheval.

On peut utiliser un peigne coupant, mais pour l’avoir fait pendant plusieurs années, les ciseaux sont beaucoup beaucoup beaucoup plus pratiques !

On s’équipe de deux paires de ciseaux : l’une spécifique pour les crins des chevaux (les lames sont courbées) et une classique.  En effet, en général si c’est foiré, c’est parce qu’on coupe avec des ciseaux non adaptés. Les ciseaux courbes permettent de couper les crins correctement sans les faire trop bouger, ce qui évite les crins en escaliers.

En premier lieu, on brosse bien (on peut mettre du démêlant) pour avoir déjà une crinière bien en ordre, les crins qui descendent bien tous perpendiculairement.

On coupe d’abord avec les ciseaux courbés, en laissant au départ environ 1 voire 2 cm de plus que ce que l’on souhaite, en partant du garrot et en remontant vers les oreilles, en tenant les ciseaux intérieur de la courbure vers le sol. Attention à bien rester parallèle à la forme de l’encolure et surtout à bien couper uniquement lorsque votre cheval a la tête haute et correctement mise pour un porté naturel monté.

Don’t worry, à ce stade, c’est pas ouf du tout mais on va ajuster avec les ciseaux classiques.

Pour cette phase, prenez les ciseaux à la verticale et aller couper aléatoirement les crins verticalement. Ça va en couper certains plus courts que d’autres et donc casser la ligne droite initiale pour faire un rendu plus naturel. Comme le coiffeur qui vous effile la frange ! [ce que nos mamans ne faisaient jamais, voilà pourquoi on détestait la frange…]

Les quelques centimètres en trop laissés initialement permettent justement de pouvoir ajuster ce geste qui au départ ne sera pas très fin. Une fois plus aguerri(e), vous verrez que vous pourrez couper directement la ligne à la bonne taille et en quelques coups verticaux, votre crinière sera satisfaisante en 5 ou 10 minutes à peine !

Ne paniquez pas non plus si ce n’est pas super droit : les chevaux ont rarement la tête bien portée pour que tout soit au carré, donc ça ne se voit pas et puis au bout de quelques jours, c’est déjà moins visible, un peu comme la tonte.

Côté queue, rien de plus simple : on la pince dans une main en prenant depuis le haut et en descendant pour rassemble tous les crins jusqu’à un peu au-dessus de la longueur voulue, puis on coupe à la longueur désirée avec les ciseaux courbés, toujours dans le sens intérieur de courbure vers le sol. Et hop, c’est propre et droit !

démêlant Kramer, divers parfums (mes pref’ : Noix de coco et Petit cœur à l’odeur de barbapapa !)

ciseaux courbés chez Décathlon, Padd ou autre

– ciseaux d’écolier classiques

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