Qui suis-je ?

4 chevaux et une fille

A Biarritz

Passionnée par les chevaux depuis l’enfance, j’ai commencé à monter pendant les vacances lors de stages – au grand dam de mes parents et surtout de ma sœur, qui devait m’accompagner. Ce n’est qu’à l’âge de 12 ans lorsqu’un haras s’est implanté à deux pas de chez moi (le rêve ! et il y en avait même deux !) que j’ai pu commencer à prendre des cours régulièrement sur de jeunes double-poneys.

Comme toutes les gamines cavalières, je rêvais que d’une chose : avoir le mien. Mes parents avaient réussi à sortir cette idée de ma petite tête d’adolescente avec des « tu verras quand tu seras plus grande, que tu auras fini tes études », « avoir un cheval, c’est très cher tu sais ». A chaque liste au Père Noël, se trouvait la petite ligne correspondante… mais point de cheval en chair et en os au pied du sapin. En 2002 j’ai 20 ans et je suis jeune étudiante en fac de lettres, c’est mon père qui pense à moi en voyant une petite annonce pour une demi-pension sur une jument de 16 ans. « Comme ça, me dit-il, tu apprendras ce que c’est réellement avant de te lancer ». Entre deux matchs de la coupe du monde de foot, il m’accompagne faire l’essai. C’est ainsi que j’ai partagé la vie de Uerta, trotteur français bai au caractère bien trempé, pendant 4 ans. De quoi largement faire mes gammes de future propriétaire… Manque de bol, j’écoute [presque toujours] mes parents. Octobre 2007, une fois mon année de Master 2 finie, le stage de fin d’études bouclé, le mémoire soutenu et le diplôme en poche, j’ai donc entamé les recherches de MA perle rare !

En janvier 2008, le 4 exactement, Quiet Indian, trotteur français de 3 ans et demi, débarquait dans ma vie. Grâce à lui j’ai appris le métier de propriétaire, avec ses hauts et ses bas, j’ai surtout compris combien réaliser son rêve d’avoir son cheval est à la fois génial et difficile. Nous avons vécu 5 belles années ensembles. Quiet s’en est allé une nuit de juin 2013, des suites d’une colique avec torsion.

Je n’ai pas tenu bien longtemps avant de repartir à la recherche de mon nouveau meilleur ami. Une passion, c’est ce qui nous anime, Quiet était mon idéal et ma passion, perdre les deux fut terrible, je ne voulais pas le remplacer mais je savais qu’un équidé était nécessaire à mon équilibre. C’est ainsi que Voïda du Temple, jument trotteur français de 4 ans, m’a rejointe le 22 septembre 2013.

Voilà, vous savez le principal ! Le reste, vous l’apprendrez sûrement au fil des articles de ce blog puisqu’évidemment il sera fait de mes impressions, de mes découvertes mais aussi des désillusions rencontrées avec eux ou au fil de ma vie de cavalière-propriétaire.

Tututut ! Je sais bien ce qui trotte dans votre tête : « mais qui est donc le 4ème partenaire ? ».

Et oui, qui donc ? Ce 4ème, ou finalement quasiment le premier, s’appelait Brius et était un élégant poney français de selle gris. Je crois que je ne l’ai pas monté beaucoup avant qu’il soit acheté et parte vers d’autres horizons, mais il fut mon coup de cœur immédiat quand j’ai commencé au haras en 1994 (et qu’il m’a gentiment embarquée pour faire du limbo en selle en forêt !). Enfin il y aurait bien un 5ème aussi, Quito de Baussy, dont le poster trônait sur ma porte de chambre (avant que Leo ne prenne sa place !).